Des doutes sur la sincérité de la France à reconquérir Kidal
Source : Xinhuanet : Dernière Mise à jour : 31/01/2013
Lu : 403 fois

L'opinion nationale malienne semble émettre des doutes sur la sincérité de l'armée française à combattre le groupe islamique Ancadine de Iyad Ag Galy qui s'est subitement transformé en MNLA depuis l'offensive de reconquête.

"Le fait que la force française soit allée à Kidal ce matin sans la troupe malienne ne milite pas vraiment à la faveur de ce pays dont l'intervention avait suscité de véritables sentiments pro-français au sein de la population malienne. Il est clair que la France puisse jouer franc avec le Mali", commente Mamadou Bah, spécialiste en relations internationales.

Cette situation paraiî bien embarrassée la classe politique malienne et même les autorités militaires qui espèrent recouvrir l'intégrité totale de leur territoire national avec l'aide de la France.

"Le Président de la République a été clair sur le sujet, mais il ne faudrait pas que la France change la règle du jeu en cours de partie. Nous resterons prudent, car le fait d'aller voir le MNLA et Ancardine dans leur fief sans combattre paraît bien louche ", a estimé Moussa Camara; leader politique.

Ces allégations semblent bien se fonder sur le démenti effectué par les médias de supposées frappes aériennes effectuées par l'aviation française en début de semaine. De sources concordantes, les habitants de Kidal auront été les premiers surpris à apprendre par les médias des frappes réalisées sur le logement de Iyad et sur le camp 2. Alors que la cellule de communication de la force française en avait fait échos.


Mali : l'armée française prend position à Kidal (médias)

Après la prise de Gao le 26 janvier et celle de Tombouctou deux jours plus tard par les forces françaises, maliennes et africaines, des militaires français ont pris position à Kidal (nord-est), la troisième grande ville du nord du Mali, rapporte mercredi la presse française.

"Un avion français s'est posé sur la piste de l'aérodrome de Kidal. Ils ont pris position sur l'aérodrome. On voit aussi des hélicoptères", indique le journal Le Monde, citant un responsable de l'administration locale.

Cette prise de position française aurait été constatée dès la nuit de mardi à mercredi, indique Le Monde, soit au lendemain de la prise de Tombouctou par les forces coalisées de la France, du Mali et de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA).

La ville de Kidal, située à 1 500 km de Bamako, près de la frontière algérienne, avait été la première ville conquise par les rebelles touareg et les groupes islamistes en mars 2012. Les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) installés à Kidal avaient ensuite été chassés par des combattants du groupe islamiste Ansar Dine et d' autres groupes djihadistes, rappelle le quotidien français.

Dans l' avion qui le menait mardi à la conférence des donateurs pour le Mali à Addis-Abeba, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a réitéré la volonté de la France de céder la main à la MISMA pour mener la stabilisation du pays.

"Libérer Gao et Tombouctou très rapidement faisait partie du plan (...) Maintenant, c'est aux pays africains de prendre le relais", a déclaré le chef de la diplomatie française, cité par le journal Le Parisien.

"Nous avons décidé de mettre les moyens en hommes et en matériel pour réussir cette mission et frapper fort. Mais le dispositif français n'a pas vocation à être maintenu. Nous partirons rapidement", a-t-il ajouté.

Ces propos font écho à ceux tenus la veille par le président français François Hollande qui avait déclaré lors d' un point de presse à l' Elysée que "les Africains peuvent prendre le relais et ce sont eux qui iront dans la partie du Nord" et qu'"une fois que l' intégrité territoriale aura été retrouvée, les Français ne seront là que pour encadrer et former".

Selon les derniers chiffres publiés par le ministère français de la Défense, 3 500 militaires français sont engagés dans l' opération Serval au Mali et les contingents africains de la MISMA comptent 2 900 hommes.





Notez cet article :
1
2
3
4
5

Note : 3/5
 Envoyer cet article à un ami
 Articles du même auteur >>