Mali : « beaucoup » de jihadistes tués affirme Laurent Fabius / Gao et Tombouctou : des règlements de comptes /
Source : Telediaspora.net : Dernière Mise à jour : 30/01/2013
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(Les Echos) Depuis le début du conflit, la France a procédé à des centaines de frappes. « Les terroristes sont désorganisés, très atteints » indique le ministre des Affaires étrangères. Sur le terrain, les Français prennent le contrôle de Kidal, troisième grande ville du Nord du Mali.

6h32 : « Nous en avons tué beaucoup » - Les forces armées françaises partiront « rapidement » du Mali, a assuré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius au Parisien dans l'avion qui l'emmenait à la conférence des donateurs qui s'est tenue mardi à Addis Abeba. « Libérer Gao et Tombouctou très rapidement faisait partie du plan », a expliqué le ministre, dont les déclarations sont publiées dans l'édition de mercredi du Parisien/Aujourd'hui en France . « Maintenant, c'est aux pays africains de prendre le relais. Nous avons décidé de mettre les moyens en hommes et en matériel pour réussir cette mission et frapper fort. Mais le dispositif français n'a pas vocation à être maintenu. Nous partirons rapidement. » Interrogé par le Parisien sur une éventuelle stratégie des jihadistes consistant à se cacher pour mieux contre-attaquer par la suite, M. Fabius répond : « nous en avons tué beaucoup », précisant « nous comptons le nombre de pick-up détruits et nous multiplions par le nombre de combattants qui s'y trouvaient probablement pour avoir une estimation à peu près crédible ». « Les terroristes sont désorganisés. Très atteints », affirme encore le chef de la diplomatie française. « Ils savent que nous pouvons écouter leurs moyens de communication, ce qui limite leur capacité de réaction ».


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6h27 : Des centaines de frappes -L'aviation française a procédé à des centaines de frappes de ce genre depuis le début de son intervention au Mali, qui n'ont laissé pratiquement d'autres choix aux rebelles que de fuir vers le désert. Dans le nord, selon les habitants, les frappes aériennes françaises qui ont contraint les rebelles à quitter Douentza ont manqué de peu un commandant islamiste important, Abour Dar Dar, membre du Mujao, parti pour Gao quelques jours plus tôt


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Gao et Tombouctou : des règlements de comptes

 

 

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6h18 : Des militaires français à l'aéroport de Kidal - Des militaires français ont pris position dans la nuit de mardi à mercredi sur l'aéroport de Kidal, troisième grande ville du Nord du Mali, après Gao et Tombouctou. « Un avion français s'est posé sur la piste de l'aérodrome de Kidal. Ils ont pris position sur l'aérodrome. on voit aussi des hélicoptères », a déclaré un responsable de l'administration locale. L'information a été confirmée par une source de sécurité régionale: « Nous confirmons que des appareils français sont sur la piste d'atterrissage de Kidal, et des hélicoptères de protection dans le ciel ». Un notable touareg de Kidal a témoigné dans le même sens, de même qu'un porte-parole du Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), un groupe islamiste dissident qui a récemment assuré avoir pris le contrôle de Kidal. « Les Français ont effectivement pris position » sur la piste d'atterrissage de la ville. « Notre chef est actuellement en train de parler avec eux », a-t-il dit.


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6h09 : « Avancées substantielles » mais menace toujours présente -Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est réjoui mardi soir d' »avancées substantielles » au Mali, mettant toutefois en garde contre « tout triomphalisme », des « actions de harcèlement » des groupes terroristes étant « toujours possibles ». « Les avancées ont été substantielles. L'offensive des groupes terroristes a été stoppée. Plusieurs villes importantes ont été reprises par les forces maliennes, grâce à notre soutien. Nous sommes désormais en chemin pour atteindre le deuxième objectif : aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale », a déclaré M. Ayrault à l'issue d'une réunion sur le sujet avec des responsables du Parlement. « Il faut toutefois se garder de tout triomphalisme, car la menace n'a pas encore totalement été réduite. Des actions de harcèlement sont donc toujours possibles », a-t-il poursuivi.


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La journée de mardi


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20h18 : Jean-Marc Ayrault veut des observateurs internationaux -La France est favorable au « déploiement rapide » d'observateurs internationaux au Mali où ses forces armées sont engagées dans un conflit contre les rebelles islamistes, a déclaré mardi soir Jean-Marc Ayrault. « Pour répondre aux risques d'exactions, nos forces ont reçu pour consigne de se montrer d'une extrême vigilance. Je précise toutefois que le Comité international de la Croix-Rouge n'a confirmé à ce jour aucun des faits qui ont été rapportés sur ce sujet par certaines organisations non gouvernementales », a dit le Premier ministre à l'issue d'une réunion sur le Mali avec les parlementaires. « Le gouvernement français est néanmoins favorable au déploiement rapide d'observateurs internationaux qui veilleront au respect des droits de l'Homme », a-t-il ajouté lors d'une brève allocution.


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19h29 : 1.400 soldats ouest-africains déployés au Mali -Quelque 1.400 soldats ouest-africains sont déployés au Mali, dans le cadre de la force destinée à prendre à terme le relais des troupes françaises, a annoncé un porte-parole à Bamako. « Aujourd'hui, nous avons 1.428 hommes sur le terrain, sans compter le contingent tchadien qui se bat à nos côtés », a déclaré le colonel ivoirien Yao Adjoumani, chargé de communication de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). « Il y a des militaires béninois, burkinabés, ivoiriens, togolais, ghanéens, nigériens, sierra-léonais et sénégalais », a détaillé l'officier, qui a toutefois refusé de préciser où ces différents contingents étaient stationnés.

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19h03 : En Tunisie, heurts avec des jihadistes -Deux agents des forces tunisiennes ont été blessés lors de heurts avec des jihadistes présumés dans la nuit de lundi à mardi à Kasserine (centre-ouest). Un haut responsable policier a indiqué sous couvert de l'anonymat qu'une opération spéciale avait visé à Kasserine trois personnes appartenant à la mouvance salafiste jihadiste. Alors que les forces spéciales appréhendaient l'un des suspects, ses deux complices ont ouvert le feu blessant deux agents dont l'un grièvement à la jambe et à la hanche. Ce dernier a été hospitalisé à Tunis et les trois salafistes présumés ont pu prendre la fuite abandonnant un fusil d'assaut de type Kalachnikov. Des opérations « de ratissage » sont en cours dans la région pour les retrouver, selon la même source. Contacté, le ministère de l'Intérieur a refusé de commenter ces informations. Selon une source au sein de la garde nationale, s'exprimant aussi sous couvert d'anonymat, les trois salafistes présumés seraient liés au groupe que les forces tunisiennes ont pourchassé pendant une dizaine de jours en décembre dans la région de Kasserine, à la frontière algérienne. Fin décembre, les autorités tunisiennes avaient annoncé l'arrestation dans cette zone de seize hommes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et que 18 personnes étaient recherchées.

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18h11 : Des soldats nigériens et maliens entrent à Ansongo - Des troupes nigériennes et maliennes en provenance du Niger sont entrées sous les vivats des habitants mardi à Ansongo (nord du Mali), localité à 80 km au sud de Gao qui était ces derniers mois contrôlée par des islamistes armés. Parti mardi matin de la localité nigérienne de Yassen, à la frontière, un convoi de plus d'une centaine de blindés, pick-up et 4x4 surmontés de mitrailleuses est entré en début d'après-midi à Ansongo, à environ 80 km de là.


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17h06 : Vienne et Varsovie participeron à la mission européenne - L'Autriche devrait participer, après la fin des combats, à la mission de formation et de conseil (EUTM) que s'apprête à envoyer l'Union européenne au Mali, a annoncé le chancelier autrichien, le social-démocrate Werner Faymann, à l'issue du Conseil des ministres. L'Autriche enverra probablement des hommes au sein de la mission européenne, « lorsque les opérations militaires seront terminées », a indiqué Werner Faymann. Le vice-chancelier autrichien, le conservateur Michael Spindelegger avait indiqué dans la presse mardi qu'il souhaitait voir l'Autriche participer à cette mission européenne. Le gouvernement polonais a décidé également l'envoi au Mali de 20 formateurs militaires, dans le cadre d'une mission de l'Union européenne de soutien à l'armée malienne contre les groupes islamistes, a annoncé son service de presse. La mission polonaise, qui nécessite encore le feu vert du président Bronislaw Komorowski, « comptera 20 militaires et durera du 16 février à la fin de 2013 », selon un communiqué.

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15h49 : Scènes de pillage de biens à Tombouctou - Des magasins supposés appartenir à « des Arabes » assimilés aux islamistes ont été pillés mardi à Tombouctou par une foule en colère, au moment où des donateurs réunis à Addis Abeba promettaient plus de 455 millions de dollars pour aider le Mali sur les plans militaire et humanitaire. Des centaines de personnes, visiblement très pauvres, ont attaqué des magasins tenus, selon elles, par « des Arabes », « des Algériens », « des Mauritaniens », accusés d'avoir soutenu les islamistes armés liés à Al-Qaïda à Tombouctou. Cette ville mythique du nord du Mali a été reprise lundi sans combat par les armées française et malienne. Dans certaines boutiques, des munitions et des radios militaires ont été découvertes. Mais l'essentiel de la population était occupée à se saisir de tout ce qui traînait, télévisions, antennes satellite, nourriture, meubles, vaisselle... Certains se battaient pour la possession d'objets, d'autres défonçaient les portes métalliques verrouillant les échoppes, dont certaines ont été intégralement vidées en quelques minutes. En milieu de matinée, des soldats maliens sont arrivés, mettant fin au pillage. « On ne va pas laisser les gens piller. Mais il est vrai que des munitions ont été trouvées dans certains magasins », a indiqué un officier malien.

 

Par Les Echos





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