Le MNLA en déconfiture, Iyad Ag Ghali et ses amis narco-jihadistes en déroute… Quand la main de Dieu frappe les ennemis du Mali
Source : 22 Septembre : Dernière Mise à jour : 28/01/2013
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On peut affirmer sans risque de se tromper que, un an après le début de l’agression barbare et sans fondement perpétrée sur le Mali par une coalition de bandits armés, endurcis dans le crime organisé et jouissant d’appuis insoupçonnés, la justice divine est en train de s’abattre sur les auteurs de cette entreprise criminelle.
Une quinzaine de jours après le déclenchement de l’Opération Serval, le bras armé par lequel le Tout-puissant agit, Iyad Ag Ghali et ses amis narco-jihadistes ne savent plus à quel saint se vouer. Cette opération militaire, menée par la France en soutien à l’armée malienne, aura permis de foudroyer les agresseurs qui ne faisaient plus mystère de leur intention de marcher sur Bamako après la prise de Konna.

De foudres de guerre qui menaçaient de faire basculer la vie de toute une nation, ils se sont mués aujourd’hui en une horde pitoyable de rats du désert obligés de s’abriter, sous des arbres, des frappes des Mirages 2 000, ou dans des concessions dont ils n’hésitent à faire des propriétaires des boucliers humains, comme cela a été le cas récemment à Diabali.

Ils sont obligés de se disperser pour ne pas être pris, depuis le ciel, pour cibles. Fini le temps où les bandits armés d’Ançar Dine, d’AQMI et du MUJAO se mettaient en colonnes formées par des dizaines de 4×4 munis d’armes lourdes des plus sophistiquées pour fondre sur ce qu’ils considéraient comme leurs proies.

Par la grâce de Dieu, de chasseurs, ils sont devenus des gibiers tremblants, obligés de se cacher désormais pour échapper à la mort. Ils adoraient se coaliser  pour livrer bataille. A présent, retour de manivelle, c’est le monde entier qui s’est ligué contre eux, dans une Sainte Alliance anti-terroriste.

Car, à côté de l’engagement militaire de la France, par les airs et par la terre, d’autres pays, parmi les plus grands au monde, ont non seulement approuvé l’intervention française, mais certains, à l’image des Etats-Unis d’Amérique, de l’Angleterre, de l’Allemagne, du Canada et de la Norvège, ont décidé d’assurer à la France un appui logistique et dans le domaine des renseignements  pour la réussite de  l’Opération Serval.

Iyad Ag Ghaly  un criminel aux abois

Iyad Ag Ghaly, l’homme par qui toute cette catastrophe est arrivée, ou qui y a, à tout le moins, joué un rôle prépondérant est à présent un homme aux abois. Manipulateur né, il a été ménagé tant par Alpha Oumar Konaré que par ATT qui, à cause peut-être de sa supposée autorité morale sur les jeunes Touareg, ont eu le tort de placer leur confiance en lui, espérant régler ainsi le problème de l’irrédentisme targui.

Le dernier nommé, ATT, est même allé jusqu’à le nommer Consul du Mali à Djeddah. Mais, à cause de ses activités subversives, le royaume saoudien le déclarera persona non grata. Iyad Ag Ghaly saisira ces opportunités à son seul profit, pour s’enrichir et bâtir sa légende personnelle.

L’incarnation de cette réussite est le véritable château qu’il a érigé à Kidal. Il poussera le sens l’intrigue et des manœuvres de bas étage jusqu’à tisser des relations avec les islamistes algériens, Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), ex-Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC). Il ira jusqu’à développer des liens matrimoniaux avec ces salafistes. Du coup, il intégrera les réseaux de l’économie criminelle,  avec à la clé les trafics de drogues, d’armes et autres activités souterraines.

Profitant de sa position, il se spécialisera dans le rôle d’intermédiaire entre les preneurs d’otages occidentaux et les autorités de Bamako, notamment sous ATT, qui, elles traitaient avec les pays dont les otages étaient originaires. On imagine aisément qu’il a régulièrement perçu de substantielles commissions pour ses services.

On lui prête les crimes les plus abominables, commis tant quand il était dans la rébellion qu’après qu’il eut enfilé les habits de l’islamisme radical, via Ançar Dine, qu’il a créée pour les besoins de la cause. Certains rapportent qu’il égorgeait de ses propres mains ses victimes. C’est  avec cet homme aux mains – et peut-être même aux lèvres et aux dents – rouges du sang de victimes innocentes  que l’Algérie voulait contraindre le Mali à négocier. Heureusement que, sous l’effet de la colère et  de l’aveuglement, Iyag Ag Ghali, pour sa perte, a pris la décision d’attaquer Konna, le dernier verrou stratégique avant Bamako.

On connaît la suite. Sentant la descente aux enfers de leur gourou, ses lieutenants, mus par l’instinct de conservation, n’ont pas hésité à le lâcher. Pour matérialiser cette décision,  son désormais ex-porte-parole, en la personne d’Algabass Ag Intallah, avec d’autres membres d’Ançar Dine, vient de créer un nouveau mouvement, le Mouvement Islamique de l’Azawad (MIA). Ils disent opter pour la paix, en abandonnant la charia et le terrorisme.

Faut-il les croire? Que non, car, par le passé, ces gens nous ont toujours habitués au double langage et au non respect de la parole donnée. Comme l’a laissé entendre l’influent leader religieux de la place, Ousmane Madani Chérif Haïdara, un voleur a beau changer d’habits, il n’en restera pas moins un voleur.

Comment comprendre qu’un homme politique occupant un poste électif aussi important que celui de député à l’Assemblée nationale du Mali décide de l’abandonner au profit d’une aventure hautement risquée, avec au bout un objectif chimérique comme la création d’une république fantomatique de l’Azawad ou l’instauration de la charia dans tout le Mali?

Il faut vraiment  être Algabass et consorts pour avoir fait une telle option. Mérite-t-il  de porter encore le patronyme Intallah, du nom d’un vaillant et digne Amenokal touareg qui, comme Firhoun, opposa une farouche résistance à la pénétration coloniale?

Il reste que la logique la plus élémentaire dans le dossier malien veut, qu’avant toutes négociations, il urge d’anéantir les capacités de nuisance de tous ceux qui ont fait le choix de déstabiliser le Mali, un pays occupant une position stratégique charnière, entre l’Afrique subsaharienne et le Maghreb, et dont la capitale, Bamako, est située à une heure de vol de la plupart de celles des autres pays de l’Afrique de l’Ouest. S’arrêter à mi-chemin serait commettre une erreur stratégique irréparable.

Deuxième préalable à toute négociation: que tous ceux qui ont eu à commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité soient contraints d’en répondre devant la Cour pénale internationale. Ces crimes vont de l’exécution barbare de dizaines de soldats prisonniers de guerre à Aguelhock à la destruction d’hôpitaux, en passant par des viols collectifs, l’enrôlement d’enfants soldats, la destruction d’édifices publics, cultuels et culturels…

Le signe le plus évident de l’intervention divine en faveur du peuple malien est fourni par les membres du MNLA qui se sont ligués avec les narco-jihadistes pour attenter à la souveraineté du Mali. Très vite, après la prise de Tessalit, des villes de Gao et de Tombouctou, ils apprendront à leurs dépens qu’on ne trahit pas impunément sa patrie. En effet, ceux qu’ils considéraient naguère comme leurs alliés, les islamistes d’AQMI et du MUJAO, se feront un plaisir de les bouter hors de tout le Septentrion malien, et cela de la manière la plusviolente.

D’abord à Gao, où le MUJAO leur infligera une cuisante défaite, qui s’est soldée par plus de 30 morts dans les rangs du MNLA, dont un  Colonel. Blessé, leur Secrétaire général, Bilal Ag Chérif, sera exfiltré in extremis sur le Burkina Faso. Les événements de Ménaka seront encore plus tragiques pour le MNLA. 130 de ses membres seront littéralement massacrés par les islamistes. A présent, les membres du Mouvement ne sont rien de moins que des êtres errants, tels des parias, ne sachant plus où aller et que faire.

Toute honte bue, ils essaient maintenant de revenir dans le jeu par tous les moyens. Y compris par une cour assidue auprès des autorités françaises. Soyons honnêtes: si la main de Dieu n’est pas passée par là, dites-nous celle de qui c’est!

Yaya Sidibé

SOURCE: 22 Septembre





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