Rébellion, terrorisme au Nord –Mali : Entre désir de reconquête et réalité
Source : Autres presses : Dernière Mise à jour : 24/11/2012
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Cette guerre ne sera certainement pas lancée avant Mars 2013.Et certains envisagent même la fin de l’année pour enfin passer à l’acte, car rien n’est vraiment prêt, ni le recrutement des troupes africaines, ni leur formation, ni l’équipement à leur fournir, ni le commandement capable de coordonner au mieux ces multiples contingents.……


Selon le célèbre satirique français, la chasse aux islamistes qui occupent Tombouctou , Gao et Kidal ne sera certainement pas lancée avant mars 2013 et la saison des pluies , période peu favorable aux initiatives guerrières .A l’état-major des armées , à la direction du renseignement militaire, comme à la DGSE ou au Quai d’orsay, les partisans de cette intervention se veulent réalistes .Et certains envisagent même la fin 2013 pour enfin passer à l’acte.car rien n’est vraiment prêt , ni le recrutement des troupes africaines , ni leur formation , ni l’équipement à leur fournir , ni le commandement capable de coordonner au mieux ces multiples contingents .

En revanche plusieurs chefs d’Etats africains se montrent impatients , comme le très inquiet président du Niger  qui invitait la France à agir « le plus vite possible »quelques heures avant d’être reçu par François Hollande .Même empressement de divers ministres, tel celui de la défense Jean Yves Le Drian qui annoncent avec trop d’assurance un début de l’offensive en janvier prochain .Malgré l’opinion des militaires et des diplomates qui eux connaissent la valeur toute relative des soldats qu’une dizaine de chefs africains parlent d’envoyer au feu sans qu’ils soient vraiment formés aux combats en plein désert .A savoir 5000 à 5500 hommes. Les optimistes ont aussi des arguments à faire valoir .Officiellement cette petite guerre se prépare activement. Le 11novemebre dernier à Abuja, les représentants d’une vingtaine de pays en majorité d’Afrique de l’Ouest  ont discuté d’un « futur plan »d’intervention militaire et souhaité un soutien de leurs amis occidentaux .Alors que l’Algérie , le Burkina et la Mauritanie préconisent avec les islamistes d’Ançar Dine , que d’aucuns plutôt sceptiques  surnomment « Aqmis Bis », François Hollande pourra-t-il convaincre Bouteflika de renoncer à cette « pseudo-négociation », quand il le rencontrera à Alger le 16 décembre ?.

Plusieurs chefs africains s’alarment de ces retard à l’allumage d’une guerre annoncée depuis des mois et pendant ce temps les groupes islamistes continuent d’installer leur pouvoir au Nord-mali, à s’enrichir  par leurs divers trafics , à s’armer , à recruter , à couper de temps en temps quelques mains et à menacer les Etats voisins où ils comptent déjà  nombre d’amis .Conscients d’ailleurs de ce danger , les occidentaux se bousculent désormais pour aider les africains à envahir cet « Afghanistan  sahélien ».La France , on le sait et surtout les Etats –Unis. Naguère réticents, les militaires US ont promis que leurs avions, leurs drones et leurs satellites, voire leurs forces spéciales protègeront les combattants .Mieux le 25 novembre à Paris, les ministres de la défense et des Affaires étrangères de cinq pays –France, Allemagne, Italie, Pologne,  et Espagne-vont décider d’envoyer 200instructeurs  pour former et encadrer le futur corps expéditionnaire de 5000hommes.

Le deuxième sujet de préoccupation demeure aussi l’après –intervention et ses désastreux  effets collatéraux, c’est-à-dire les dégâts d’un point de vue humanitaire, à l’exode possible d’une partie des gens, à la dispersion des islamistes qui s’infiltreront  dans les pays voisins .Il ne suffit donc plus de préparer la guerre, il faudrait aussi penser à préparer la paix.

     Bacary Camara


Source: Le Phenix





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