Face à son refus de remettre la clé de son bureau et de la voiture de service : Oumar Mariko ira t-il en prison ?
Source : Autres presses : Dernière Mise à jour : 23/11/2012
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Depuis la prorogation du mandat des députés de l’assemblée générale jusqu’à la fin de la transition, un bras de fer oppose Oumar Mariko, député élu à Kolondièba aux autres députés. Motif que le mandat prévu par la constitution est épuisé et par conséquent aucun député ne peut se prévaloir de la légitimité du peuple.


Et  depuis cette date Oumar Mariko a décidé de ne plus se considérer député et refuse de remettre la clé du bureau qu’il occupait et la voiture de service de l’assemblée nationale. Si le secrétaire général du parti SADI est libre de ne plus se considérer comme député, il doit au moins avoir l’humilité de rendre la clé et la voiture de service afin que son successeur puisse travailler dans les meilleurs  conditions. Mais l’honorable Oumar Mariko n’entendait pas de cette oreille car selon lui il ne sait pas à qui remettre la clé de son bureau et la voiture de service car pour lui il n’existe pas de députés à plus forte raison l’assemblée nationale. Malgré des tractations et des négociations secrètes pour ramener Mariko à la raison, l’homme a dit niet. Finalement le président de l’assemblée nationale s’est finalement résigné à saisir le tribunal de la commune II. Et depuis le lundi dernier Oumar Mariko a  été convoqué au tribunal afin certainement de rendre la clé et la voiture. Selon nos informations, le député élu à Kolondièba a promis de répondre à la convocation du juge de la commune II et de déclarer qu’il ne rendra jamais la clé et la voiture au président par intérim de l’assemblée nationale dont il ne reconnait pas l’existence. Or si le tribunal ordonne la remise de la clé et de la voiture, Mariko est obligé de se soumettre sous peine de sanction judiciaire. Cette attitude d’Oumar Mariko ne surprend personne depuis que ce  démocrate  a soutenu le coup d’état du 22 Mars 2012. C’est ainsi qu’il  a crée un mouvement de soutien à l’ex junte jusqu’à aller proposer son nom pour devenir le premier ministre de la transition. Malgré ce revers l’homme continue de soutenir l’ex junte en refusant de reconnaitre le président de la  transition, Dioncounda Traoré et les députés de l’assemblée nationale. Aux dires de Mariko, Dioncounda et les députés ont été imposés par la CEDEAO et il a promis de combattre cela qu’il qualifie d’injustice.  En attendant il doit faire face à sa justice de son pays.
Abdoul Bah


Source: Mutation





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