Exclusif - un nouveau jihadiste français, en partance pour Tombouctou, arrêté en Mauritanie
Source : Autres presses : Dernière Mise à jour : 23/11/2012
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Information exclusive. Un troisième jihadiste français a été arrêté en début de semaine en Mauritanie, a appris Jeune Afrique auprès de sources sécuritaires françaises. Chauffeur-livreur originaire de la région parisienne, l’homme, qui aurait entre trente et quarante ans, a été arrêté à Néma dans l’est du pays alors qu’il tentait de se rendre à Tombouctou, au Mali.


Un nouveau jihadiste français a été interpellé en Mauritanie, à Néma, dans l’est du pays, en début de semaine. Selon des sources sécuritaires françaises, cette arrestation est le fruit d’une collaboration entre la police mauritanienne et les services français qui le suivaient depuis son départ de France. Paris jugeant la législation anti-terroriste mauritanienne efficace, l’homme est pour le moment gardé en détention sur place.

Originaire de la région parisienne, ce chauffeur-livreur tentait de se rendre à Tombouctou afin de se mêler aux combattants islamistes de la ville.

 

Filière jihadiste ?

C’est la troisième fois en quelques mois qu’un jihadiste français est arrêté sur son chemin vers le Nord-Mali. Le profil des interpellés est sensiblement différent. Cédric Labo Ngoyi Bungenda, Franco-Congolais de 27 ans, appréhendé le 7 août à Niamey, était jeune et sans expérience. Ibrahim Ouattara, jeune également (24 ans), arrêté le 4 novembre à la gare routière de Sévaré, près de Mopti, avait les idées arrêtées sur la professionnalisation de la filière jihadiste française vers le Mali et inquiète davantage les services de renseignements. Quant au dernier homme arrêté cette semaine en Mauritanie, il serait plus âgé, mais sans expérience significative, selon les premiers éléments d’informations qui nous sont parvenus.

Selon une source proche des services de renseignements français, il y aurait entre 10 et 20 combattants d’origine française dans les rangs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Nord-Mali.

 

Par Mathieu Olivier (@MathieuOlivier)

 

 

Source: Jeune Afrique

 

 





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