Concertations nationales / Un report salutaire
Source : Le Republicain : Dernière Mise à jour : 23/11/2012
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Les concertations nationales qu’on savait mal emmanchées viennent d’être reportées à la demande cumulée d’une écrasante majorité de la classe politique malienne. Du Front uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et la République (FDR) à la Convergence pour Sauver le Mali (CSM) en passant par l’Alliance des Démocrates et Patriotes pour une Sortie de crise (ADPS) et la Coordination des Organisations Patriotiques du Mali (COPAM), tous ces regroupements politiques nés après le coup d’Etat du 22 mars 2012 ont souhaité le report de ces rencontres pour permettre aux Maliens et à tous les Maliens de se retrouver. Elles sont faites pour se retrouver et non pour désunir. Et le président Dioncounda Traoré ne pouvait faire autrement que d’accéder à cette sollicitation du plus grand nombre des Maliens au sein des regroupements FDR, ADPS, CSM et COPAM. Si tous sont d’accord pour se concerter entre nous Maliens à la recherche du fil d’Ariane, en revanche, personne de Me Mountaga Tall à Soumana Sako, de Tiebilé Dramé à Oumar Mariko, en passant par Ali Nouhoun Diallo et Mme Sy Kadiatou Sow, aucun d’eux ne permettra au Premier ministre de la transition Cheick Modibo Diarra, de se servir de ce contexte de crise qui frappe le Mali pour faire sa propre monture. Que la désunion des acteurs de mars 1991 ait préparé le lit à cette situation et qu’il y va de leur responsabilité n’est pas la question. Rien ne justifie cependant que le Comité technique d’élaboration des termes de référence, ainsi que les TDR produits soient taillés à la mesure du Premier ministre pour tricher le peuple. Rien ne justifie que la composition de la Commission d’organisation des concertations nationales soit un orchestre dont la musique sera au rythme du seul Premier ministre réfractaire à toute contradiction et qui se met dans la peau de Superman ne sachant même pas à qui il remettrait sa démission comme s’il était un extra terrestre. Enfin ces concertations nationales qui n’ont rien de nationales étant pétries sur la base de l’exclusion et du colmatage pour sortir de l’ordre constitutionnel, n’ont aucunement leur raison aujourd’hui. De diverses sources généralement bien informées, ces concertations ont été reportées pour permettre une meilleure organisation. Il s’agira de repartir d’un bon pied en revoyant la commission d’organisation qui doit être composée de manière paritaire, en y désignant un autre président.

B. Daou





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