Non contents de la gestion des affaires: Des manifestants assiègent la résidence du Premier ministre
Source : L'indicateur du Renouveau : Dernière Mise à jour : 22/11/2012
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Hier, tôt le matin des manifestants en colère sont allés assiéger la résidence du Premier ministre sur la route de Moribabougou. Il a fallu un renfort des forces de l’ordre pour que Cheick Modibo Diarra puisse se dépêtrer de la marée humaine pour se rendre à la Primature.

Mercredi 21 novembre 2012, un groupe de manifestants en colère contre la gestion des affaires publiques a jugé nécessaire d’aller assiéger tôt le matin la résidence princière du Premier ministre de pleins pouvoirs, Dr. Cheick Modibo Diarra.

Ils y ont scandé des propos hostiles au Premier ministre et son gouvernement pour les nombreuses maladresses constatées dans la conduite de la transition. Mais qui étaient ces manifestants impénitents ?

Nous avons tenté d’en savoir plus en nous rendant sur les lieux aux environs de 11 h. Malheureusement il n’y avait personne. Nous n’avons trouvé qu’un dispositif sécuritaire constitué de gendarmes devant la résidence du PM. Interrogés au sujet des manifestants, ils ont poliment botté en touche avec des propos du genre : « Nous ne sommes pas habilités à parler à la presse privée. Allez-vous renseigner en ville ! ». Nous avons ensuite tenté d’en savoir plus sur l’identité réelle des manifestants. Selon ce qu’on nous a dit, c’est que ce sont des gens du Mouvement « Yèrèwolo ton » et les 263 radiés de la fonction publique qui avaient décidé de rendre au PM une jolie mauvaise matinée.

Dans tous les cas, ces derniers temps, la pression se fait de plus en plus forte sur le Premier ministre de transition. Chaque jour que Dieu fait Cheick Modibo Diarra voit la liste de ses adversaires s’allonger. Hier c’était le FDR et l’ex-junte, aujourd’hui, c’est le mouvement incendiaire appelé « Yèrèwolo ton » et celui des 263 radiés de la fonction publique qui se font appelés « Ne touche pas à mes droits ». Sans oublier que la volonté du gouvernement de dialoguer avec les narcoterroristes du Nord-Mali n’a pas reçu l’adhésion populaire au sein de l’opinion nationale.

Cela veut dire que le PM est en train d’être de plus en plus isolé sur la scène politique et aujourd’hui on se demande sur quoi repose désormais sa légitimité à diriger un gouvernement au Mali. Même le Haut conseil islamique qu’on avait un moment considéré comme un paravent pour le locataire de la Primature, a pris ses distances.

Aussi le cas de « Yèrèwolo ton » (ce fameux mouvement qui a assiégé l’Assemblée nationale pendant des mois avec des invectives aux députés) parait-il étrange en ce sens que ce mouvement était considéré à la solde de Cheick Modibo Diarra.

Abdoulaye Diakité





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