A la veille du coup d’Etat militaire, les candidats à la présidentielle de 2012 s’étaient multipliés et les déclarations de candidatures continuaient. Va-t-on aujourd’hui assister à une rebelote, puisque les circonstances ont beaucoup évolué et qu’il n’est plus question de parler de la carte d’Att ou de son dauphin ? Au contraire, la classe politique a certainement pris la bonne mesure de l’opinion qui clame à tous vents le changement : un changement dans la gestion des affaires du pays, l’équipement de l’armée et la lutte contre la corruption et le clientélisme.
Le président de l’Assemblée nationale Dioncounda Traoré a été désigné mardi comme chef de l’Etat de transition au Mali et sera investi jeudi à la tête de ce pays sahélien dont le nord se trouve sous la coupe de rebelles touareg et d’islamistes armés. « Le président de l’Assemblée nationale, M. Dioncounda Traoré, assure l’intérim du président de la République », indique la Cour constitutionnelle dans un arrêt, après avoir constaté la « vacance de la présidence »
Le plus célèbre prédicateur malien, guide d'une association musulmane présente dans plusieurs pays ouest-africains, a affirmé lundi à l'AFP être contre la charia imposée dans le nord du Mali par les islamistes armés. "Mon association a été créé créé en 1991. elle s'appelle Ansar Eddine. Notre but est de sensibiliser les gens et de leur faire savoir que l'islam, c'est la tolérance. L'autre groupe qu'ils viennent de créer au nord, s'appelle aussi Ansar Dine. Mais nous n'avons rien à voir avec eux",
Au total, quatorze personnalités ont été arrêtées par les putschistes à leur domicile la nuit du coup d'Etat au Mali. Essentiellement des membres du gouvernement dont la Première ministre, Mariam Kaïdama Sidibé, mais aussi l'ancien Premier ministre Modibo Sidibé et quelques personnalités en vue tels le président du Conseil économique, social et culturel, également président de la Chambre de commerce, le directeur de la Caisse d'assurance maladie et Adama Sangaré, le maire central de Bamako.
Les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont pris acte mardi de la signature d'un accord-cadre entre les auteurs du coup d'Etat au Mali et les médiateurs de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). L'accord prévoit une série de mesures pour rétablir l'ordre constitutionnel au Mali et les membres du Conseil de sécurité ont exhorté les parties prenantes é les parties prenantes à mettre en oeuvre cet accord
Le capitaine Amadou Haya Sanogo, a- t-il mis à prix la tête du général? Il faut le craindre. La dernière sortie du capitaine relativement aux malversations financières du Général et sa traduction devant des juges pour haute trahison n'augure rien de bon pour ATT.Cette annonce a mis plusieurs chasseurs de prime sur les traces du plus célèbre fugitif du Mali. Ce n’est pas tous les jours qu'on met la tête d'un ancien chef d'Etat à prix. Le général est prévenu, la Cedeao s'est dessaisi de son cas et a confié son sort aux nouvelles autorités pour lui trouver un logement de son choix.
Pour certains, l’accord-cadre du 6 avril suscite bien d’espoirs pour une sortie de crise. D’autres, en revanche, restent sceptiques et estiment que certaines dispositions violent la Constitution en bien des articles. Réactions.Enfin un compromis ! C’est ainsi que se sont exclamés plusieurs Maliens à l’annonce de l’accord-cadre de sortie de crise entre la junte militaire au pouvoir depuis le 22 mars dernier et la Cédéao.La classe politique, dans sa majorité, se veut optimiste, et pense qu’il s’agit d’un grand pas en avant.
Le renversement du chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré par une junte militaire le 22 mars dernier a créé un remue-ménage socio-politique dans ce pays.Pour plusieurs observateurs, la crise qui est en train de frapper actuellement le Mali va au-delà de l'aspect national, en ce sens qu'elle impacte plusieurs pays de l'espace ouest africain."Il faut avant tout signaler que la crise malienne comporte des composantes régionales avec la conséquence de la crise
Deux mille personnes ont défilé mardi à Bamako, la capitale du Mali, pour réclamer une intervention internationale contre les rebelles touaregs et islamistes qui ont pris le contrôle du nord du pays.Les sécessionnistes touaregs, appuyés par des groupes islamistes radicaux, ont profité du coup d'Etat militaire du 22 mars à Bamako pour lancer une offensive dans le Nord et proclamer l'indépendance de l'"Azawad", le pays des "hommes bleus".Les putschistes maliens ont alors accepté de remettre le pouvoir aux civils dans l'espoir d'empêcher la partition du pays.
Avant même le début de la transition qui devra commencer demain avec l’investiture de Dioncounda Traoré, les choses sont très mal engagées.En plus de la guerre des tranchées entre les différents regroupements politiques dont certains ont du mal à accepter l’intérim du président de l’Assemblée nationale comme stipulé par la Constitution, il faut s’attendre à une nouvelle volte-face de la junte dont les intentions sont désormais claires depuis la énième sortie médiatique de son chef, Amadou Haya Sanogo
Compte-rendu du chat avec le journaliste du "Monde" Jean-Philippe Rémy, organisé mardi 10 avrilJimi : Maintenant que les militaires ont cédé le pouvoir à Bamako, quelle est la solution pour le Nord ?La question du Nord est grave, profonde et comporte de multiples facettes. La rebellion touareg, qui a commencé par attaquer des villes du nord du Mali le 17 janvier, semblait lutter pour la cause touareg.Depuis, on s'est aperçu que des mouvements et des revendications différents s'étaient greffés sur ce noyau originel.
La Cour constitutionnelle du Mali a pris mardi un arrêt désignant le président de l'Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, comme président de la République par intérim.Dans cet arrêt, la Cour constitutionnelle a cité l'article 36 de la Constitution du 25 février 1992 qui stipule: "En cas de vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit ou d'empêchement absolu ou définitif constaté par la Cour constitutionnelle saisie par le président de l'Assemblée nationale
C’est devenu une habitude depuis que le Mali a libéré en février 2010 quatre éléments d’AQMI – dont deux Algériens réclamés à cor et à cri par leur gouvernement – pour sauver la vie et obtenir la mise en liberté du Français Pierre Camatte. «Un hôte du Mali» soulignait à l’époque le président ATT. Rendue folle de rage par cette décision vite assimilée à de la complicité avec le terrorisme, l’Algérie a réussi à entrainer la Mauritanie dans le rappel
Désormais, le Mali offre deux visages diamétralement opposés. D’un côté, la partie sud comprenant la capitale Bamako qui retrouve progressivement un climat de normalité et de légalité. Alors que de l’autre, la partie nord du pays, soumise au diktat d’une multitude de groupes rebelles, sombre tout aussi progressivement dans l’anarchie.Pire, plus qu’une simple question de partition territoriale, le problème malien se ramène de plus en plus à la menace islamiste. Menace inquiétante aussi bien en raison